Je ne sais pas par quoi commencer. Mais je crois qu'il est nécessaire pour moi d'écrire cet article, et vite sinon je vais étouffer. Mais pas seulement pour moi, pour toi aussi Akhée, pour « vous » aussi. Je vous fais mal à tous deux... Je vous torture. Je joue avec vos sentiments. Mais ne croyez pas, sil vous plait, que je le fais exprès. Je me dis et vous me croyez cruelle. Mais en faite je n'y arrive pas, je voudrais tellement l'être mais je n'y parviens pas. Je suis tellement gentille, trop, c'est justement ça qui fait ma cruauté. Mais ce n'est pas mon envie de vous faire souffrir. Je voudrais tellement vous contenter tous deux. Si je pouvais me découper en deux, je le ferais mais c'est biologiquement impossible. Moi essayant de faire de l'humour – Pathétique ! -. A vrai dire je suis perdue, je suis trop farouche pour me laisser approcher de si près habituellement. Je ne sais pas comment réagir, à une telle proximité à des êtres que j'admire et qui me font peur. Vous me fascinez mais me terrorisez également. Tellement de sentiments, de doutes, d'angoisses me submergent. Déjà les angoisses qui naissent en moi à cause de vous sont insupportables mais d'autres s'en rajoutent. Par mis elle, la mort, elle amplifie cette douleur et cette incertitude qui me ronge. Je ne veux pas qu'il meurt. Faites Dieu, si vous existez, je vous en prie, qu'il survive. Il va falloir que je réagisse, que je fasse un choix ferme ou que je renonce à tous deux. Vous vouloir tous les deux est trop demander. D'ailleurs je ne le demande pas, j'y serais aussi mal à l'aise. Si un jour je vous abandonne tous deux, veuillez me pardonner. Vous êtes des personnes exceptionnelles, des êtres que tous rêverait de voir traverser leur vie ou même juste leur rêve. Personne auparavant ne m'avait susurrer des mots aussi violent dans ma tête. Des phrases lyriques, percutantes, passionnés qui m'on fait trembler, rougir, balbutier. Je ne supporte pas ce statut de poupée vous savez. Je vois ma jeunesse, mes innocences me fuir... Je veux les garder, ce sont mes biens les plus précieux. Je voudrais supprimer les passions de mon être et ne garder que les tendresses. Je voudrais avoir un c½ur dur comme le diamant, froid comme la glace et terne comme un caillou. Je ne sais pas si vous passerez par ici. Je ne pense pas. Mais si c'est le cas, je serais méritante de votre courroux. Vous pouvez parfaitement me punir des mots que j'ai dit dans le doute, sans même en pesée la certitude et la portée. Sans même me douter dans ma parfaite candeur, des lacérations qu'elle pouvait créer en vous. Je suis un poison. Il faut que vous me repoussiez, il vous faut fuir sinon je vais nous détruire, tous trois. Je n'arrête pas de me contredire : je suis à la dérive.